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Indigenous Presence in Hispanic American Detective Fiction

Autochtones et récit policier en Amérique hispanique https://journals.openedition.org/amerika/3914#bodyf OpenEdition Journals SEARCH Tout OpenEdition Amerika Mémoires, identités, territoires 8 | 2013 Violences, génocides, guerres, homicides, féminicides, crimes, meurtres, représentations esthétiques Thématique Autochtones et récit policier en Amérique hispanique NÉSTOR PONCE https://doi.org/10.4000/amerika.3914 Résumés Français Español Cet article a comme objectif l'analyse d'un sujet peu abordé dans les études consacrées à la littérature policière en Amérique hispanique : la présence des indigènes dans ces récits. Pour cela, l'auteur étudie l'œuvre de Leonardo Castellani, Luis Sepúlveda y Marisol Ceh Loo, qui a écrit le roman bilingue maya/espagnol X-Teya, u puksi'ik'al koolel, Teya, un corazón de mujer (2009), de Marisol Jeh Moo. Este artículo tiene como objetivo el análisis de un tema poco tratado en los estudios dedicados a la Ce site utilise des cial en America Hispánica: el de la presencia de los indígenas en dicha narrativa. vous donn el a cop telen la obra de Leonardo Castellani, Luis Sepúlveda y Marisol Ceh Loo, que ceux quevous souhaiteze maya/castellano X-Teya, u puksi'ik'al koolel, Teya, un corazón de mujer (20agyi værMarisol Ceh Moo. Mots clésut romasepolicier, indigène, Marisol Ceh Moo, maya, espagnol Keywords: police novel , Indiens, Marisol Ceh Moo, Maya, Spanish Palabras claves: novela policial, indígenas, Marisol Ceh Moo, maya, castellano Personnaliser Géographique : Mexique, Yucatán, Mérida, Amérique hispanique Politique de confidentialité of 8 2024-04-29, 9:16 Autochtones et récit policier en Amérique hispanique https://journals.openedition.org/amerika/3914#bodyftn1 Texte intégral 1 La présence des autochtones dans les récits policiers hispano-américains est l'histoire d'une absence. Malgré l'importance déterminante des populations indigènes tout au long de la conquête et de la colonisation amorcées dès la fin du XVº siècle, malgré la présence aujourd'hui de plus de 26 millions d'indigènes et de dizaines de millions de métis, la littérature policière est loin de les intégrer dans ses récits. Les chocs de mentalités qui marque la conquête signe aussi la perplexité d'aller à l'encontre de l'autre. Cette présence paradoxale de l'absence articule une pratique de la mémoire dans la fiction qui imprègne la représentation de l'Autre indigène, voire de l'Autre tout court (sur le plan du genre, de l'ethnie, de la classe sociale). Expérience humaine, vécu, refoulement, mémoire. 2 Dans le code herméneutique du récit policier, qui intègre un personnel romanesque assez figé (enquêteur, coupable, victime, suspects) et qui donne priorité à l'espace urbain, la présence des indigènes depuis l'apparition des premières fictions génériques (1878 en Argentine) est erratique, voire inexistante. Aligné du côté des métis, des immigrés, des femmes, l'autochtone fait figure de suspect idéal. Cela dit, pour trouver des textes policiers qui accordent à l'indigène -ou à sa culture- un rang digne de son importance sociale, il faut mener une vraie enquête. 3 Sans avoir la prétention d'être exhaustifs, nous nous proposons d'examiner quatre fictions policières dans lesquelles se profile, à différents degrés, la singularité de l'Autre autochtone : El crimen de Ducadelia y otros cuentos del Trío (1959) de Leonardo Castellani (Argentine) ; Hot Line (2001) de Luis Sepúlveda (Chili) ; Muertos incómodos (2005) de Subcomandante Marcos et Paco